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Je m’appelle Marie-Noelle Japy épouse Fahed. Je suis française ( née le 20 aout 1965), mariée à monsieur Nabil Fahed (21 mars 1967), depuis 1989. Nous avons eu deux petites filles Anais (12 ans) et Pauline (10 ans).Nous sommes venus nous installer au Liban en 1995.
Mais en 1997, j’ai eu un très grave accident de la voie publique qui m’a laissée paraplégique. Notre vie conjugale en a été bouleversée : mon mari est devenu violent, ne supportant pas mon nouvel état physique. Suite à cette violence conjugale, j’ai dû fuir le Liban en octobre 2000 avec mes deux petites filles pour me réfugier dans ma famille en France. Mais, mon mari est venu en janvier 2001 reprendre Anais et Pauline. Il s’en est suivi une bataille juridique : j’ai entamé un divorce pour faute en France, lui une procédure d’annulation de mariage auprès du tribunal de sa communauté maronite.
En juin 2001, je me suis réinstallée au Liban, et au terme de 9 mois de négociation, nous avons signé un contrat à l’amiable (février 2002) reconnu par le tribunal maronite en échange de quoi je renonçais à mon droit de garde français. Dans ce contrat, lui avait le droit de garde,et moi le droit d’hébergement . Je voyais deux jours dans la semaine les enfants ainsi qu’un week-end sur deux.
Néanmoins, mon mari n’a pas obtenu l’annulation de mariage malgré ses attaques diffamantes pendant trois ans. Aussi pour pouvoir divorcer il s’est converti dans le secret à l’islam sunnite, en janvier 2005…tout en continuant à pratiquer les rites chrétiens ( messes, première communion).
Et en juillet 2005, j’ai reçu ma répudiation du tribunal sunnite, ainsi qu’un droit de visite minimal. J’ai tout de suite fait opposition car notre mariage étant contracté dans l’église maronite, seule cette communauté est habilitée à juger les effets de sa rupture. Ainsi , le 13 avril2006, le tribunal de première instance sunnite a reconnusa non–compétence, confirmant que seul le tribunal maronite avait la compétence pour juger notre affaire.
Quant à mon droit de visite , il a été transformé en droit de garde par les autorités maronites (en juillet 2005) car devant la conversion opportuniste de mon mari à l’islam, ce dernier a été déchu de son droit paternel.
Mais dans les faits, cela n’a jamais été appliqué. Alors que j’étais avec mes enfants le 17 juillet, Nabil Fahed , ses frères accompagnés d’un prêtre sont venus m’ arracher les petites et m’ont menacée verbalement de représailles graves. Un mandat d’arrêt a été émis à son encontre à la fin du mois de juillet.
Ainsi le 28 juillet, nous sommes montés dans le village où la belle-famille avait caché Anais et Pauline, avec l’assistante du consulat ainsi que les F.S.I (forces de sécurité intérieur) libanaises, pour faire exécuter cette décision de garde libanaise. Cette opération a lamentablement échoué car la police libanaise a laissé mon beau frère s’échapper avec mes enfants pour aller se réfugier dans une autre famille. Quand nous avons localisé les enfants dans ce nouveau lieu, la police libanaise a refusé d’ intervenir.
Et depuis, je n’ai plus aucun contact avec mes filles, je ne sais pas où elles demeurent , ni avec qui elles vivent, ni dans quelle école elles sont scolarisées. De plus, ma fille aînée a des problèmes de santé qui nécessitent un suivi médical (infections urinaires à répétition malgré une opération au niveau de l’uretère droit). Celui-ci n’est pas assuré par son père.
Néanmoins , un mandat d’emprisonnement de trois mois a été émis contre mon mari, en octobre 2005. Sans succès car Nabil reste introuvable … Hors, il est impossible qu’il disparaisse avec deux petites filles sans la complicité des autorités locales religieuses, politiques et policières !
En outre, il s’avère que sa famille ,après avoir fait croire à la police que leur fils et les enfants avaient déménagé dans le secteur contrôlé par le hezbollah, n’ a cessé de les héberger pendant ces derniers mois dans la zone de Jounieh (fief maronite) !.
Enfin, les enfants ne sont inscrits sur aucune liste officielle de l’ éducation nationale. Là aussi, un ou une directrice complaisante transgresse l’obligation de déclarer tous les élèves de son établissement auprès du ministère… pour que la mère étrangère soit privée de ses droits. Il est à noter qu’au Liban quelle que soit la communauté, l’enfant appartient au clan paternel en dépit de toute légitimité maternelle !
Je reçois le précieux soutien de l’ambassade de France. Mais malgré les lettres que Monsieur Bernard Emié adresse à ses homologues libanais, ministres de la justice et de l’intérieur , la situation ne se dénoue pas. Se peut-il que mes deux fillettes françaises soient introuvables alors qu’une coopération technique de la police française avec les F.S.I existe, s’élevant à 250000 euros par an ? Se peut-il que je demeure encore longtemps dans cette angoisse … de ne pas savoir où vivent mes enfants, ni comment elles se portent ? |
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